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Ecritures

 

 

 

Avant-propos

Cette page écriture, est une rapide présentation de la Torah écrite, de la Torah orale et des autres écrits qui composent l'ensemble des ouvrages sacrés et de l'érudition juive. Bien entendu, il ne s'agit pas des textes entiers, ni même de résumés, mais bien plus une brève présentation destinée aux profanes.

 

Le Tanakh

Le Tanakh regroupe les cinq livres de la Torah.  Selon la tradition, les livres du Berechit (Genèse) et du Shemot (Exil) furent dictés par HaShem à Moshe Rabbinou. Le reste de la Torah (Lévitique, Nombres et Deutéronome) provient de ses héritiers dont Yoshua qui reçut de HaShem de guider le peuple Juif en Israël et de Moshe, la tradition orale. Le Tanakh se compose également des récits des Prophètes, ceux des Douze Prophètes et des Hagiographes. Hagiographes qui regroupent de nombreux autres livres dont les Tehilim (Psaumes) ou le Shir Hasherim (Cantique des Cantiques). De toutes les divisions que connurent le judaïsme (entre Israël et Youda, les écoles rabbiniques et karaïtes), le Tanakh est reconnu autant dans sa composition d'ouvrages que dans son caractère saint.          

 

Le Talmud

 

Article écrit par Hervé Elie B. que nous remercions chaleureusement

 

La Michnah


Malgré le principe de ne pas écrire les enseignements oraux de la Torah, les sages avaient pour habitude de conserver par écrit les points essentiels de leurs études. Seulement ils ne pouvaient transmettre leurs enseignements à partir d’un texte écrit. c’est ainsi que, depuis Moïse, aucun livre d’enseignement de Torah ne fut écrit en vue d’une étude publique. Jusqu’à ce que vînt R. Yéhouda HaNassi (IIe siècle). Craignant que tous ces enseignements ne finissent par tomber dans l’oubli, il décida d’en mettre par écrit les principaux. C’est cet enseignement qui constitue la Michna. Il s’appuya sur les mots du psalmiste « Le temps est venu d’agir pour l’Eternel, on a violé ta Torah » (Psaumes 119, 126) « Il vaut mieux déraciner la Torah, plutôt que de la voir oubliée par Israël » (Talmud ibid.) 4. C’est ainsi que fut levée cette interdiction d’enseigner la Torah Orale à partir d’un texte écrit afin que les aléas de l’Histoire ne fassent pas oublier à Israël la Torah. Les enseignements des sages compilés dans la Michna couvrent pour l’essentiel les époques des Sages depuis la Grande Assemblée jusqu’aux Tanaïm. R. Yéhouda Hanassi dut néanmoins faire un choix très minutieux, ne retenant des enseignements des Sages que les plus importants, principalement les opinions susceptibles d’être retenues dans la halakha 7, et ce dans un style clair et concis 8. C’est ainsi que R. Yéhouda Hanassi n’introduisit pas dans ses traités de Michnaïot toutes les décisions des sages qui l’avaient précédées. Celles qui n’ont pas été retenues furent enseignées en dehors des Beth Hamidrach (les académies d’études officielles). De ce fait, elles ont reçu le nom de Braïta, « celles venant de l’extérieur ». Ce n’est que plus tard qu’elles furent recueillies dans un livre appelé « La Tossafta » (Compléments) rédigé par R. ‘Hiya. R. Ochaïa et Bar Kapara ont à leur tour réuni d’autres Braïtot. Ce sont tous deux des disciples de R. Yéhouda Hanassi. Ils se situent dans la génération intermédiaire entre les Tanaïm et les Amoraïm 9. La Michna est divisée en six ordres appelés « seder », englobant toute la législation juive ; religieuse et civile.

 

La Guémara


La Michna, du fait de la grande concision de son style, se prête à de multiples interprétations et commentaires. En effet, même si la Michna avait pour but de trancher la halakha (loi), elle ne mit pas fin aux controverses quant à son interprétation, tant s’en faut. Elle donna naissance, dans les générations suivantes, à différentes écoles de Sages. Ceux-ci, bien qu’ils n’aient plus autorité pour contredire les décisions de la Michna 10, discutaient de son interprétation, ainsi que d’enseignements nouveaux de la halakha qui ne furent pas traités dans la Michna 11. La plupart de ces discussions furent réunies dans ce qu’on appelle « la Guémara ». Contrairement à la Michna, le style de la Guémara est plus prolixe, les analyses des sujets traités y sont bien plus détaillées que dans la Michna. La Guémara n’hésite pas à citer différentes interprétations contradictoires, voire à mentionner de simples hypothèses visant à interpréter les textes quand bien même elles n’auraient pas été validées. Il existe deux rédactions de la Guémara (ou Talmud) :

1- Le Talmud de Jérusalem (le Yérouchalmi) :

Il comporte principalement les commentaires et discussions sur la Michna des Amoraïm des écoles installées en Terre Sainte.


2- Le Talmud de Babylone (le Babli) :
Il est constitué principalement des commentaires et discussions sur la Michna des Amoraïm des écoles installées en Babylonie. Le Talmud de Jérusalem fut rédigé à Tibériade, vers la fin du IVe siècle de notre ère tandis que le Talmud de Babylone ne fut conclu que bien plus tard, vers la fin du Ve siècle. Le Talmud de Babylone a un style bien plus élaboré que celui de Jérusalem, dont le langage est cependant plus détaillé que celui de la Michna 12. Le Talmud de Babylone fait jurisprudence lorsque ses conclusions sont en contradiction avec celui de Jérusalem, du fait que sa rédaction est postérieure. Le Talmud se compose de deux parties bien distinctes dans leur approche : la halakha (la loi) et la Aggada.

 

La Kabbalah

La Kabbalah (de l'hébreu, réception) rassemble les livres de la tradition ésotérique juive. Les premières références attestent de courants "proto-kabbalistes" au Ier, voir au IIe siècle de l'E.C. Le premier livre, le Sefer Yezira (le Livre de la Création), à tendance kabbalistique est rédigé entre le IIIe et IVe siècle. Cet ouvrage fixe les grandes thématiques de ce mouvement : symbolisme des lettres hébraïques, les dix sefirot. A Babylone, pendant la période gaonique (du VIIe au XIe siècles), on développe les sujets du Sefer Yezira autour du Raza Raba (Grand secret) qui développe le concept de Shekhinah (présence d'HaShem). Mais c'est au XIIe siècle, dans les écoles rabbiniques de Provence, que la Kabbala émerge peu à peu grâce au Sefer HaBahir (le Livre de l'Illumination).

Ce recueil (dont nous ne pouvons pas évoqué chaque titre) repose certainement le Sefer HaZohar (le Livre de la Splendeur) de Moshe de Leon. Mais à l'inverse des talmudistes, la Kabbalah n'a pas encore créée de théologie. Si elle suscite curiosité dans les milieux érudits, les décisionnaires la considèrent encore comme théosophie. C'est à Safed, au XVIe siècle que Moshe Ben Yaacob Cordovero "Remak" l'érigea avec son Or Yakar alors que Luria Ashkenazi "Ari" allait sublimé l'œuvre à son paroxysme.     

 

 

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