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Mouvements

 

 

 

Avant-propos

Cette page des mouvements concerne les grandes tendances du judaïsme moderne pourvues qu'elles aient influencé le monde ashkénaze. Comme ce site n'est pas une encyclopédie du judaïsme, nous nous excusons dors et déjà d'oublis ou d'avoir résumé certaines idéologies.

 

Le hassidisme

Le hassidisme (de l'hébreu hassidim, pieux) est un mouvement qui apparaît plusieurs fois dans l'histoire. Autant sous sa forme israélienne que, plus tard en diasporat, avec le courant des Hassidei-Ashkenaz (XIIe siècle). Le hassidisme qui nous intéresse se développe dans un contexte d'extrême violence, comme il en fut précédement. Les persécutions de la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle créent un immense traumatisme dans les populations juives polonaises. De plus, l'espoir messianisme renaît avec Shabbatai Zevi (dans l'aventure turque a des échos dans toute l'Europe centrale et orientale) et Yaacob Frank. Dans ce climat de doutes, d'incohérence entre les propos des diverses tendances rabbiniques, les masses juives se dispersent soi dans l'athéisme ou soi dans les superstitions. En 1698 naît Israël Ben Eliezer en Ukraine. C'est un bon étudiant qui reçoit une éducation talmudique. Mais il passe plutôt son temps à méditer. Il s'installe à Brody, puis dans un village des Carpates où il développera le hassidisme et se fait connaître sous le nom de Baal Shem Tov (maître du bon nom). Le hassidisme va développer ses spécificités autant dans le cadre liturgique (il tente de se rapprocher des rites séfarades) que dans le culte (le Zohar s'intègre aux rites, le Baal Shem Tov prend l'ascèse comme un acte de foi envers D.ieu). Derrière le Baal Shem Tov (vers 1760) de nombres hassidim (disciples) prendront la relève et deviendront, à leur tour, Tzadikim.   

 

L'orthodoxie lituanienne

Le hassidisme remet en cause de son esprit spirituel les fondements de la société juive traditionnelle et c'est dans cette optique de résistance que se développe le courant lithuanien autour de la personne du Gaon de Vilna (rav Elijah Ben Shlomo) né en 1720. A l'inverse du Baal Shem Tov, le Gaon de Vilna est un érudit, un véritable génie du Talmud. C'est aussi un grand kabbaliste qui apprécie la pensée juive. Or, en kabbaliste, il reproche aux hassidim le culte de la personnalité dont ils font preuve à l'égard de leurs Tzadikim. Il remet en cause l'enseignement par le pilpul qu'il ne trouve pas sérieux. Après s'être confronter de plus près au mouvement hassidique, il excommunie (dans les années 1780) toutes les personnes affiliées à ce qu'il qualifie de secte. Il ira même à s'entretenir avec les autorités chrétiennes pour envoyer dans les hassidim en prison. Cette "traîtrise" annonce la voie fondamentale (pour pas dire fondamentaliste) de l'orthodoxie lithuanienne. Jamais à court d'idées, le Gaon de Vilna fonde la Shoulhan Aruh qui disqualifie les hassidim des offices. Ses successeurs seront appelés – par les hassidim – les misnagdim (les opposants).

 

Les développements modernes du hassidisme

Sans prendre les Tzadikim un par un, illustrons les développements du hassidisme par quelques courants :

- La Beth Chabad (anagramme de Hokhmah, Binah et Daat) est un des courants majoritaires à l'heure actuelle. Elle découle des enseignements de rav Shenour Zalman de Ladi (né en 1746 en Lituanie, il écrit le Tanya en 1796) qui s'opposera très rapidement au Gaon de Vilna après avoir reçu l'enseignement du rav Dov Beer, le Maggid de Mézéritch. Il prône alors la conciliation mutuelle mais s'oppose aux dénonciations du mouvement des misnagdim. Cette doctrine se développe en Russie avec rav Isaac Yossef Shneersshon puis son successeur aux USA : rav Menhem Medel Shneersshon qui diffusera la Hassidout.

- Le courant Breslover, il est issu en ligne directe des enseignements du Baal Shem Tov. Il prend sa source chez rav Nahman de Breslov (né en 1772, petit fils du Baal Shem Tov) qui développera la spiritualité hassidique et la mystique juive à son paroxysme.

 

Le traditionalisme

Le mouvement néo-orthodoxe né au XIXe siècle en Allemagne sous la tutelle du rav Hirsch (1808). Il naît à Hambourg et étudie en école publique. Sa culture religieuse lui vient de ses études privées. Philosophiquement, il est très influencé par Hegel qu'il étudie à l'université à Bonn. Ordonné rabbin, il critique le système d'étude par pilpul et fait la parasha en allemand. Il tente également d'expliquer la Torah de façon rationnelle et encourage l'étude du profane avec celle de la Torah. Il est l'initiateur des écoles religieuses juives (indépendantes de la yeshiva) en Allemagne. Des enseignements du rav Hirsch, plusieurs tendances en sont issues dont le rabbinat consistorial français, l'orthodoxie américaine ou la tendance du rav Kook. 

 

Le libéralisme

Il prend son essence dans la Haskala, doctrine émise par Moshe Mendelssohn à la fin du XVIIIe siècle. Celle-ci propose l'émancipation, voir l'assimilation au monde moderne. Le libéralisme, courant plus laxiste, essaye par le symbolisme des fêtes et des rites, la simplification des dogmes, la relativisation des pratiques de réunir les juifs séculiers contre l'assimilation à la population non-juive. Très critiqué par le rabbinat quant à son implication de la Halakha (la Loi juive), il absout les différences rituelles entre séfaradim et ashkénazim. Le courant libéral connaît plusieurs divisions au sein des tendances : conservatives, réformistes et renaissantes (renewalval).     

 

 

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